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Le blog du ski francophone, la glisse, le fond, l'alpin, le biathlon, le snow...par Toutleski.com. A vous la parole (ou le clavier!)

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2.4.09

Le Domaine du Tourmalet, Barèges-La Mongie candidat aux Championnats du Monde 2015

L’idée trottait dans la tête de nombreuses personnes depuis un petit moment : l’organisation d’une compétition de niveau international dans les Pyrénées.





On savait déjà que le Domaine du Tourmalet, Barèges-La Mongie avait une expérience riche dans l’organisation des compétitions internationales (Coupe du Monde de slalom à La Mongie en 1985, Championnat de France de ski en 1963 à Barèges…) mais à la suite du Championnat du Monde TTR de snowboard en février 2008, le concept se précisait.

Des envoyés très spéciaux furent alors missionnés aux championnats du Monde de ski à Val d’Isère pour repérer le niveau d’organisation pour ce type de compétition. Le verdict était sans appel : toutes les personnalités rencontrées à Val d’Isère étaient unanimes et hyper motivées afin d’aider la candidature du Domaine du Tourmalet, pour les Championnats du Monde 2015. Les Pyrénées méritent bien çà !

Plus d'infos ? 



Mercredi 1er avril 2009 !

9.3.09

Forfaits de ski gratuit

1.3.09

En attendant Oslo 2011 retour sur Liberec 2009



On retiendra de Liberec

Le triplé de la Finlandaise Saarinen et du Norvégien Petter Northug, le retour de l'Américain Lodwick: confirmations, déceptions et révélations des Championnats du monde 2009 de ski nordique qui se sont achevés dimanche.

+ Confirmations

. Aino Kaisa Saarinen: la leader de la Coupe du monde a fait honneur à son nouveau statut de terreur du circuit féminin. La Finlandaise de 30 ans a remporté trois titres (10 km classique, relais et sprint par équipes), plus une médaille de bronze en poursuite.

. Petter Northug: présenté depuis quelques hivers déjà comme le futur grand du ski de fond, le Norvégien de 23 ans a décroché son premier titre mondial individuel, en poursuite, avant d'offrir à son pays la victoire en relais et de finir en beauté en dominant avec son finish dévastateur le 50 km.

. Andrus Veerpalu: l'Estonien est bien le roi du style classique. Après son deuxième titre mondial, le double champion olympique de 38 ans va tenter de réaliser une inédite passe de trois à Vancouver, mais une odeur de souffre continue de l'accompagner, tant il est discret entre les grands rendez-vous.

+ Déceptions

. les leaders: à l'exception de Saarinen, les leaders des Coupes du monde n'ont pas vraiment tenu leurs promesses. Le Suisse Darion Cologna, N.1 mondial en ski de fond, a échoué au pied du podium en sprint, avant de quitter Liberec avant l'épreuve-reine, le 50 km.

En combiné nordique, Magnus Moan et Anssi Koivuranta sont passés à côté de leur sujet. Visiblement fatigués, le Norvégien, redoutable en temps normal sur les skis, et le Finlandais, roi des tremplins lorsqu'il est au sommet de sa forme, se sont contentés de quelques miettes, une médaille de bronze par équipes pour Moan et deux 4e places pour Koivuranta.

Enfin, l'Autrichien Gregor Schlierenzauer, si dominateur en saut à skis, s'est "contenté" d'un titre mondial par équipes et d'une médaille d'argent sur petit tremplin.

+ Révélations

. Todd Lodwick: difficile de présenter l'Américain de 32 ans comme une révélation, mais son retour au premier plan, après deux années de retraite, en a surpris plus d'un. Le skieur de Steamboat Springs (Colorado) a remporté deux des titres individuels attribués en combiné nordique.

. Les Etats-Unis: jusqu'au bout, l'équipe américaine a nargué les grandes nations du ski nordique avec quatre titres, trois en combiné nordique et un en saut à skis féminin.

A un an des JO-2010, les Etats-Unis ont également réalisé une belle percée en ski de fond avec la médaille d'argent de Kikkan Randall en sprint, au moment où les skieurs alpins, à l'exception de Lindsey Vonn, semblent sur la pente descendante à l'image d'un Bode Miller.

. Le saut à skis féminin: pour leur première apparition dans un championnat du monde, les "filles de l'air" ont séduit et pourraient rejoindre le programme olympique à l'horizon 2014.

Beaucoup plus expansives que leurs collègues masculins, l'Américaine Lindsey Vann, la Norvégienne Anette Sagen ou la Française Coline Mattel, 13 ans, ont fait souffler un vent de fraîcheur sur un sport un peu compassé.

Avec les deux podiums de Jason Lamy-Chappuis, l'équipe de France a réussi ses meilleurs Championnats du monde de ski nordique depuis la création de l'épreuve en 1937 et peut aborder les jeux Olympiques de Vancouver avec espoir grâce au chef de file du combiné nordique français.

Par Jérôme RASETTI - AFP

22.2.09

Toutleski.tv - Annecy 2018

11.1.09

Imaginons la station de demain


Une initiative intéressante sur l’avenir de nos stations


Guy Parmentier, chercheur en innovation, organise des Focus Group en ligne pour imaginer de nouveaux concepts de services en station. Il s’agit de recueillir des avis sur des idées d’aménagement de station de ski et de nouvelles offres de services aux skieurs.


Le forum est organisé du 19 au 30 janvier sur un site privé. Chaque jour, le modérateur pose 2 ou 3 questions sur les concepts de nouveaux services, sur lesquels les participants débattent.


Si vous êtes skieur et que vous souhaitez participer à ce forum, inscrivez-vous : les participants recevront un chèque cadeau de 50 € ou un forfait de ski 2 jours valable dans la station de ski de Serre Chevalier !

Site d’inscription :
http://www.theinnovation.eu/testdeservices/inscription.html




19.12.08

La saison 2009 reste incertaine dans les stations de ski

Le secrétaire d'Etat au Tourisme a estimé mardi que la saison d’hiver avait démarré sous de bons auspices pour les stations de ski, avec des réservations en hausse pour les vacances de Noël. Mais l’incertitude demeure pour la période qui va de janvier à mars, marquée "par un certain attentisme", avec des vacanciers qui, crise oblige, se décident de plus en plus tard.

Météo France a indiqué mardi que l'enneigement dans l'est des Alpes était "sans précédent depuis un demi-siècle", pour un mois de décembre. Près d'1,20 mètre de neige en moyenne a été mesuré mardi dans l'est du Queyras, le Mercantour et la Haute-Maurienne, soit plus de 50 centimètres de plus que les moyennes observées à la même période, a précisé un climatologue. Un bon point pour lancer une saison 2009 qui reste cependant incertaine au-delà des vacances de Noël.

"Les chiffres sont plutôt encourageants, les stations de montagne semblent tirer leur épingle du jeu dans une conjoncture économique difficile", a estimé mardi le secrétaire d'Etat au Tourisme. Globalement, "l'économie touristique française résiste mieux à la crise que d'autres secteurs" comme l'automobile ou l'immobilier, a estimé Hervé Novelli. "Les touristes ne sacrifient pas leurs vacances, mais ils font des arbitrages dans leurs dépenses", qui pénalisent notamment les restaurants.
Pour les vacances de Noël, les taux d'occupation prévus sont "satisfaisants", compris entre 70 et 90% et estimés "supérieurs" à ceux de l'an passé. A l’exception cependant des stations jurassiennes où ils sont inférieurs à 50%.

Des incertitudes les plus importantes pèsent cependant sur la période janvier-mars.

Pour les vacances d'hiver, les réservations sont plutôt jugées "en recul" par rapport à l'année dernière. Entre les vacances, les taux d’occupation sont jugés "assez faible(s)".

Source : EUROPE1

30.11.08

Salomon à Rumilly : le ski, c'est fini

Le site Salomon de Rumilly (Haute-Savoie) vit aujourd'hui ses dernières heures. Le fabricant de ski, filiale de l'équipementier finlandais Amer Sports, cesse sa production ce 28 novembre, avant la fermeture du site prévue d'ici à trois semaines.

Les skis, snowboards et autres équipements conçus par Salomon ne seront désormais plus produits en France. Les salariés de Rumilly se sont rassemblés sur le site aujourd'hui pour enterrer la dernière paire de skis sortie de l'usine.

En janvier 2008, Amer Sports avait annoncé sa décision d'arrêter la production de skis en France dans le cadre de sa restructuration. Son plan prévoyait la suppression de 400 emplois dans le monde, dont 250 à Rumilly et 34 à Annecy (Haute-Savoie), où se trouve le siège de Salomon.

Le groupe finlandais avait racheté Salomon en 2005 au groupe Adidas, pour un montant de 485 millions d'euros. La restructuration de Salomon va permettre à Amer Sports de dégager 40 millions d'euros d'ici à la fin l'année.

Adèle Bouet - L'usine Nouvelle

24.11.08

Les skis de Manu Jonnier


Emmanuel Jonnier a-t-il changé de marques ou bien a t’il fait entorse à son contrat ? Le bruit court qu’il n’aurait pas skié avec ces skis habituels lors du relais de dimanche à Gallivare…

23.11.08

Prix Montagne « Philippe Révil" - La contribution journalistique la plus engagée

Prix Montagne « Philippe Révil" - La contribution journalistique la plus engagée

La montagne victime des sports d’hiver, par Philippe Descamps paru dans le monde diplomatique en février 2008.
La montagne victime des sports d'hiver:

Un meilleur enneigement en début de saison n'effacera pas la crise structurelle des stations de sports d'hiver. Les promoteurs de résidences secondaires et de remontées mécaniques blâment le réchauffement climatique, mais c'est avant tout un modèle de développement touristique qui est en cause. Caractère de plus en plus élitiste du ski, équipements pléthoriques voués à la rouille, impressionnantes quantités d'eau gaspillées pour alimenter des canons à neige : jusqu'où peut aller l'exploitation de la montagne ?
Par Philippe Descamps

Rassurons-nous, la France a toujours « le plus grand domaine skiable du monde » ! Ce slogan éculé servira encore un moment de programme aux responsables de Ski France (1), qui règnent sur l'industrie des sports d'hiver. Les stations laissées à l'abandon par la liquidation, en octobre dernier, du groupe Transmontagne, deuxième opérateur français de remontées mécaniques, ont pour la plupart été reprises en régie par les collectivités locales. Et les petits propriétaires floués se consoleront, car ils font partie de ceux qui peuvent encore passer des vacances à la neige...

Invoqués dans les moments difficiles, les caprices du climat (hivers trop doux) révèlent des problèmes structurels plus profonds. L'univers des stations de ski ne fait plus rêver. L'équipement des plus beaux sites a conduit à la banalisation des paysages ; l'uniformisation est allée de pair avec l'internationalisation et la perte des particularités culturelles. Même le directeur de l'office du tourisme de Davos (Suisse) le reconnaît : « Les lieux et les offres deviennent interchangeables. On construit des mondes artificiels qui n'ont plus de rapport direct avec la région et ses habitants. Les lieux de vacances deviennent des ghettos de vacances, socialement isolés. Si cette tendance se généralise, elle sera fatale pour les Alpes (2). »

La montagne n'est plus que la quatrième destination des Français, derrière la mer, la campagne et les villes. Alors qu'ils sont de plus en plus nombreux à partir en vacances, en particulier en hiver, le taux de départ « à la neige », lui, plafonne depuis le record de 1984 (10 %). Il était la saison dernière de 8,2 % – et même de 6,5 %, si on ne compte que les Français ayant pratiqué une activité de sports d'hiver en station (3).

Un sport de riches

Affiché à l'origine par les pouvoirs publics, l'objectif de démocratisation fut un leurre. Le ski alpin est plus que jamais un sport de riches, car une semaine de vacances coûte au minimum 1 500 euros par famille. Hormis les étudiants, il attire principalement les cadres et professions intermédiaires, disposant de plus de 3 000 euros mensuels par foyer, et principalement chez les 35-44 ans (4). Depuis une vingtaine d'années, on assiste à l'exclusion progressive des plus jeunes, des plus de 50 ans et des classes populaires, qui pouvaient encore y avoir accès dans les seules régions de proximité. Les comités d'entreprise ne peuvent plus guère en faire profiter leurs salariés, et les classes de neige ont progressivement disparu sous les coups de boutoir réglementaires.

Chez les fabricants de matériels, les fleurons de l'industrie du ski, comme Salomon et Rossignol, ne vivent plus qu'au rythme des rachats et des délocalisations en Europe de l'Est ou en Chine. Les ventes mondiales de skis ont chuté. D'environ douze millions de paires en 1980, elles sont passées à moins de huit millions par an à la fin des années 1980, et à peine plus de quatre millions ces derniers temps. Les pertes n'ont été que très marginalement compensées par les ventes de surfs, qui baissent à leur tour depuis 2001.

Depuis la fermeture de Val Pelouse (Savoie) en 1985 – la première –, de nombreuses petites stations ont dû cesser leur activité en Europe comme en Amérique du Nord. C'est le cas cet hiver d'Abondance (Haute-Savoie) ou de Ceüse (Hautes-Alpes). Beaucoup d'équipements de moyenne montagne ne tournent que quelques jours par an. La plupart de ces friches touristiques sont promises à la rouille, faute de moyens pour les démanteler. Ainsi, la station fantôme de Saint-Honoré (Isère) rappelle ces villages de Californie abandonnés par les chercheurs d'or après l'épuisement d'un filon.

Si la France est le premier pays du monde pour le nombre de stations et de remontées mécaniques, elle arrive derrière les Etats-Unis et le Japon pour la fréquentation. Colosse aux pieds d'argile, elle fait de plus en plus difficilement face à la concurrence d'autres pays alpins ayant su préserver une ambiance plus authentique, comme la Suisse et surtout l'Autriche, ou de nouveaux acteurs, comme la Bulgarie, capables d'offrir des prix plus avantageux aux agences de voyages britanniques ou néerlandaises, les plus actives sur le marché français.

Dans les grandes stations françaises, l'image de l'immobilier est dégradée par le phénomène des « lits froids », des appartements qui sortent progressivement du secteur marchand pour devenir des résidences secondaires, et qui ne sont occupés au mieux que quelques jours par an. Sur les deux millions de lits que comptent les massifs français, l'essentiel a été construit avant 1985 et aurait besoin d'une réhabilitation. L'Autriche a beaucoup moins « bétonné » ses montagnes et compte deux fois moins de lits que la France. Mais les pensions, chambres d'hôtes et hôtels représentent 68 % des nuitées, et le chiffre d'affaires des sports d'hiver y est bien supérieur (près de 10 milliards d'euros, contre 6 milliards en France) (5).

La crise des sports d'hiver souligne les contradictions d'un modèle de développement basé sur l'« aménagement » de la montagne vécu comme équipement en infrastructures urbaines et récréatives tournées vers la monoactivité du ski alpin. La prédation d'espaces naturels exceptionnels a porté des atteintes irréversibles à la culture locale, aux paysages, à la faune et à la flore qui faisaient l'identité alpine. Les bâtisseurs de station ont déguisé cette appropriation matérielle et économique d'immenses territoires en une entrée heureuse dans la civilisation des loisirs, construisant le rêve des classes moyennes : devenir propriétaire à la neige.

Comme l'organisation touristique tue le voyage, l'aménagement tue le rêve. Le client doit accepter le produit standardisé du « tout ski », dévoreur d'équipements artificiels, et situé à l'opposé des activités développées en montagne depuis la fin du XVIIIe siècle, autour de la randonnée et de l'alpinisme estival. Au contraire, les aménagements lourds mis en place pour l'hiver ruinent la possibilité d'un tourisme d'été, ce qui est particulièrement vrai en France et, dans une moindre mesure, en Italie.

L'exemple français est largement accepté comme la caricature de ce modèle d'industrie touristique qui fut imposé par la volonté de l'Etat à la fin des années 1960. En 1964, l'ingénieur Maurice Michaud survole les Alpes pour dresser une carte des futures stations à créer. Après les premières, développées initialement autour des villages de montagne, il impose le concept des stations de deuxième génération, construites en site propre et expérimentées depuis la fin de la guerre à Courchevel.

Ruée vers l'« or blanc »

Ce volontarisme d'Etat est légitimé par l'exode rural qui a frappé durement les régions de montagne, en particulier dans les Alpes du Sud. Alors que nos voisins alpins ont pu freiner le départ de leurs habitants grâce au tourisme, il n'est question que de « rattrapage » dans les conseils interministériels. Le plan neige prévoit la construction de lits par centaines de milliers : « On agit au coup par coup. On innove, on improvise. Car, il faut agir vite, et si possible sans donner trop d'information sur ce qu'on fait. (...) Aussi curieux et affolant que cela puisse paraître, la décision d'équiper la France de grandes stations de ski ne s'est appuyée sur aucune étude de marché sérieuse (6). »

L'Etat et les collectivités locales organisent et financent les grosses infrastructures, en particulier les routes, tandis que les promoteurs font de juteuses affaires immobilières. Avec les stations intégrées, dites de « troisième génération », les plus doués d'entre eux – comme M. Pierre Schnebelen à Tignes ou M. Roger Godino aux Arcs – sont à la fois constructeurs et gérants. Ils peuvent verrouiller toutes les commandes sans tenir compte des élus locaux, incapables de s'organiser. Le bétonnage en règle de la montagne se fait dans le plus grand mépris pour le caractère des lieux, la protection des sites, la sécurité, les droits des habitants et même ceux du client.

La rupture des liens sociaux traditionnels est consommée avec les bénéfices tirés par les plus chanceux, tandis que les autres sont recrutés comme « OS des neiges ». Attirés par l'image des stations, de nombreux travailleurs saisonniers deviennent dépendants d'un système artificiel et déstructurant, et se confrontent à des conditions de travail ou de logement difficiles (7).

A leur tour, les sites « nordiques » (ski de fond) veulent singer les sites « alpins » et se lancent dans la modélisation de la montagne pour les besoins des skieurs émérites. Mais ils organisent leur perte en instaurant un péage qui décourage le plus grand nombre. L'arrivée de la redevance entre 1985 et 1986 conduit à diviser par quatre le nombre de paires de skis vendues. Le marché du nordique ne s'en relèvera pas.

Jusqu'au milieu des années 1980, la neige est au rendez-vous, et l'effet de mode joue à plein. L'étalement des vacances de février sur cinq semaines permet de rentabiliser la saison. La décentralisation de 1982 provoque une seconde ruée vers l'« or blanc » impulsée au niveau local. Les communes et les départements s'endettent pour exploiter davantage le filon. Les contre-pouvoirs sont absents. La loi de janvier 1985, dite « loi montagne », arrive trop tard. Les procédures et les garde-fous qu'elle instaure sont bien trop timides ; ils n'empêchent pas la perpétuation du modèle, en dépit des premières difficultés.

« A mesure que l'industrie du ski s'est trouvée en décalage avec les formes successives de l'imaginaire récréatif dominant, ses contradictions n'ont fait que s'accroître, et l'or blanc s'est peu à peu transmuté en plomb, en une sorte d'alchimie inversée qui semble de plus en plus irréversible (8). » Cet avertissement récent d'un universitaire rejoint une longue série de mises en garde.

Dès le milieu des années 1970, les scandales immobiliers avaient terni l'image des stations. En 1977, dans un discours prononcé à Vallouise (Hautes-Alpes), le président Valéry Giscard d'Estaing sembla avoir pris conscience du désastre écologique. Mais les mesures qu'il préconisa tardèrent à se traduire dans les faits. Seule la mobilisation des défenseurs de la montagne permit d'empêcher une partie des projets d'équipement les plus aberrants ou d'obtenir, en contrepartie, le classement de zones sensibles (Vaujany, Saint-Christophe-en-Oisans
, Platé, Gavarnie, etc.).

Il faut attendre l'enneigement plus faible des hivers 1989 et 1990 pour que le risque de désastre économique soit révélé. Dans un rapport remis au ministre de l'intérieur, l'inspecteur général de l'administration Jean-François Lorit estime qu'une majorité de petites et moyennes stations représentent un secteur « hors circuit de l'économie touristique ». Selon lui, une cinquantaine d'entre elles auraient connu des problèmes financiers même avec un enneigement normal. Il explique aussi comment les collectivités s'endettent pour assurer des fonctions non rentables, tandis que les bénéfices vont à la sphère privée (9). Plusieurs communes de montagne doivent passer sous la tutelle des chambres régionales des comptes et adopter des plans de redressement, en mettant à contribution les départements.

Devant les difficultés, beaucoup d'élus et de décideurs pensent... qu'il faut investir à une plus grande échelle. La fuite en avant est manifeste avec l'accroissement des investissements toujours centrés sur le ski alpin. Alors qu'ils représentaient 17 % du chiffre d'affaires des remontées mécaniques dans l'ensemble des massifs en 1995, les investissements n'ont cessé de croître, pour atteindre 41 % en 2005.

Le décalage s'accroît entre les grandes stations investissant à tour de bras et les petites ne pouvant suivre que de manière irrégulière. La concentration de l'activité s'amplifie. La moitié du chiffre d'affaires des remontées mécaniques est réalisée par une douzaine de stations (sur plus de trois cents). En 2005, les Alpes du nord représentaient 75 % de l'ensemble. La vallée de la Tarentaise (Savoie) concentre à elle seule près de 40 % du chiffre d'affaires, soit bien davantage que les six autres massifs français réunis (Alpes du Sud, Pyrénées, Massif central, Vosges, Jura et Corse).

Autre singularité française, on entre dans la course au gigantisme par l'interconnexion des domaines. Pour afficher le plus grand nombre de kilomètres de pistes du monde en se raccordant par un téléphérique (en panne cette saison), La Plagne et Les Arcs ont, par exemple, dépensé 35 millions d'euros en 2004. Aux commandes de ces stations géantes sont apparus de nouveaux opérateurs aux objectifs purement financiers – principalement la Compagnie des Alpes, émanation de la Caisse des dépôts et consignations.

Des dogmes s'installent, comme le seuil des cent kilomètres de pistes au minimum, pour pouvoir séduire la clientèle étrangère et pallier le recul des vacanciers français. Mais la standardisation ne convient guère au public ; les vacanciers préfèrent la moyenne montagne, pour peu qu'elle soit enneigée.

Le choix de l'internationalisation de la clientèle marque clairement le renoncement au tourisme pour tous. Devant la baisse de la fréquentation, la croissance en valeur n'est rendue possible que par l'augmentation du prix des forfaits et des prestations. Le ski alpin devient le luxe d'une minorité sportive de plus en plus réduite.

Face au réchauffement climatique, les responsables des stations sont partagés entre la dénégation vis-à-vis des clients et la dramatisation pour convaincre les pouvoirs publics de participer au financement de nouveaux investissements censés répondre au problème : « Le danger est grand, estime un rapport publié par la Commission internationale pour la protection des Alpes, que la peur d'un changement climatique pousse aujourd'hui à construire des remontées mécaniques qui seront les ruines de demain (10). »

Des investissements aléatoires

Initialement conçu comme une solution d'appoint permettant de prolonger la saison ou d'assurer un retour à la station, l'enneigement artificiel est devenu l'un des principaux postes d'investissement. Des canons apparaissent partout. La station de Tignes en a même installé en altitude, sur le glacier de la Grande Motte. Déjà quatre mille cinq cents hectares de pistes sont enneigés artificiellement en France. Dans l'ensemble des Alpes, la consommation d'eau pour les canons représente l'équivalent de celle d'une ville d'un million et demi d'habitants. Même si ceux-ci perdent toute utilité lorsque les températures sont insuffisamment froides, ce pis-aller permet d'éviter de réfléchir au modèle de développement.

L'utilisation de « neige de culture » conduit à renforcer encore l'emprise des stations et la pression sur un milieu fragile. Chaque site dispose désormais d'un lac artificiel pour alimenter ses canons ; ce qui n'empêche pas de puiser régulièrement dans les réseaux d'eau potable en provoquant des conflits d'usage. Il faut aussi niveler toute aspérité rocheuse pour permettre de skier avec très peu de neige. Des reliefs karstiques remarquables du Vercors, du Grand Massif, du Dévoluy ou de la Pierre-Saint-Martin ont été ainsi détruits à la pelleteuse, sans aucun égard pour le contexte hydrogéologique. La tentation est également grande d'empiéter encore davantage sur la montagne sauvage pour gagner de l'altitude, avec un impact paysager fort et un intérêt sportif proche de zéro.

En dépit de leur caractère très aléatoire, ces investissements reçoivent généralement la bénédiction des pouvoirs publics. Le conseil général de la Savoie finance ainsi un plan grands domaines par de nouvelles améliorations des routes, la construction de remontées et l'implantation de canons à neige. Plus prudent, le conseil général de l'Isère a décidé, en 2003, d'arrêter les frais pour les sites les plus menacés et propose des aides à la diversification des activités.

Alors que l'immobilier se dégrade, la pression foncière ne faiblit pas. De nombreux travailleurs en station sont obligés de se loger dans la vallée. Le tourisme était censé assurer l'avenir des enfants du pays. Beaucoup doivent s'exiler vers les villes pour se loger, tandis que des centaines de milliers d'appartements restent vides dans les montagnes. Le socle des stations à la française demeure le système de copropriété. Eculé, il pousse les promoteurs à construire toujours plus de nouveaux lits pour les vendre, et de plus en plus à l'étranger, plutôt que d'entretenir, de réhabiliter et de faire vivre l'existant. On s'enrichit plus facilement avec l'immobilier qu'avec le tourisme...

Prenant très tardivement conscience du fossé entre l'attente d'évasion des vacanciers et une offre standardisée, les décideurs les moins rivés à leurs résultats à court terme tentent de promouvoir un discours plus responsable. Des opérations de communication fleurissent autour de la « gouvernance » des stations ou du « développement durable », agrémentées d'engagements superficiels.

Il sera cependant plus difficile de rompre avec la monoactivité du ski alpin et de résoudre la contradiction des aménagements touristiques détruisant le rêve qu'ils étaient censés mettre à la portée de tous. La question des friches touristiques n'est encore qu'à peine effleurée. L'héritage de la ruée vers l'or blanc risque d'être lourd pour les générations futures, et en particulier en France.


Philippe Descamps

29.10.08

JO 2018 à Genève: la liste des sites potentiels se précise

GENEVE. Le comité «Ge JO 2018» affine son projet en attendant les conclusions de six groupes d'experts.

Sandra Moro
Mercredi 29 octobre 2008


Plus que jamais déterminé à décrocher l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2018 pour Genève, le comité «GE JO 2018» a mis à jour l'étude de faisabilité de son projet, apprenait-on hier sur le site http://www.tdg.ch.

Par rapport à la précédente version du document datée de mars, celle-ci exclut la variante d'une candidature franco-suisse tout en préconisant des collaborations ponctuelles. Elle précise aussi la liste des sites pris en compte par le comité pour organiser les épreuves sportives. Axé sur une coopération avec les cantons de Vaud, du Valais et la France voisine, le projet table toujours sur Crans-Montana pour le ski alpin, sur une patinoire de vitesse provisoire à Palexpo (LT du 27.06.2008), et sur les sites de La Plagne en Isère ou de Saint-Moritz pour le bobsleigh. Le ski acrobatique est prévu au Portes du Soleil ou aux Contamines (France) et le snowboard à Leysin. La vallée de Joux reste le site de prédilection pour le ski de fond, le biathlon et le saut à ski, avec à la clé, la construction d'un tremplin.

Alors qu'il avait été envisagé d'organiser le curling à Beaulieu à Lausanne, le comité opte pour la patinoire des Vernets à Genève. La cité de Calvin accueillera aussi le patinage artistique (Palexpo). Les compétitions de hockey seront réparties entre les deux villes: à Malley à Lausanne et dans un centre multisport qui reste à construire à Genève.

Reste à savoir si ces options seront reprises par les six groupes de travail qui travaillent depuis plusieurs mois pour affiner le projet du comité. Ils devraient livrer leurs conclusions courant novembre.


© Le Temps, 2008

22.10.08

Le cyclisme n'est pas cher

21 octobre 2008 - CHRISTOPHE SPAHR

CRANS-MONTANALa station avait accueilli le Tour de France en 1984, vingt-cinq ans avant Verbier. Charly Cottini se souvient des retombées bénéfiques pour le Haut-Plateau.

19 juillet 2009. Verbier accueillera une étape du Tour de France. L'annonce sera officielle demain matin à Paris, à l'occasion de la présentation du parcours 2009.
19 juillet 1984, vingt-cinq ans plus tôt. Laurent Fignon, le maillot jaune sur les épaules, s'impose en solitaire devant la Tour de Super-Crans. C'est la dernière fois que le Tour de France s'arrêtait en Valais. A l'époque, Crans-Montana avait réalisé une superbe opération marketing. Charly Cottini, alors membre du comité d'organisation, se souvient de cette journée historique. Et des retombées qui avaient profité à la station valaisanne durant plusieurs années.
Charly Cottini, pouvez-vous nous rappeler les circonstances de cette arrivée d'étape?
Nous la devions beaucoup à Eddy Merckx, un ami de la station. Il avait joué le rôle de trait d'union entre Crans-Montana et les organisateurs.
«Nous en avons profité durant dix ans»

A combien s'était élevé l'investissement?

Nous avions versé 450 000 francs aux organisateurs du Tour de France et sorti encore quelques centaines de milliers de francs pour les infrastructures et les frais divers. Mais nous n'avons jamais eu à regretter cet investissement. Nous n'aurions jamais pu nous offrir l'équivalent en minutes à la télévision et en pages dans la presse. Les retombées, directes et indirectes, avaient été considérables. Notre présence dans la caravane publicitaire avait également eu un retentissement important. Nous avions distribué des casquettes et autres gadgets. Le soir, on proposait la raclette. On avait aussi organisé des jeux avec des semaines à Crans-Montana à gagner.

Vous souvenez-vous du nombre de nuitées?

Non, pas précisément. Mais nous avions hébergé 3000 personnes entre les équipes et la caravane des suiveurs. Quant au public, il avait été considérable à s'être massé au bord de la route. Quelque 80 000 personnes avaient été dénombrées entre Sierre et Crans-Montana.

Et les retombées indirectes?

Elles ne sont pas chiffrables, bien sûr. Crans-Montana avait été à l'honneur durant plusieurs jours, dans toute la presse. La station était encore régulièrement citée plusieurs années plus tard grâce, en particulier, à la renommée du vainqueur. C'était une chance que Laurent Fignon s'impose à Crans-Montana avec le maillot jaune sur les épaules. Cette victoire de référence a souvent été rappelée. J'estime que nous avons profité de cet événement durant dix bonnes années. Tout compté, investir dans le cyclisme est très rentable.
Trois ans plus tard, vous aviez accueilli les «mondiaux» de ski alpin. Les deux compétitions sont-elles comparables en termes d'image et de retombées?
Non. L'investissement pour les épreuves de ski est beaucoup plus important en termes d'infrastructures. Mais elles servent à la station durant de nombreuses années. Le Tour de France, c'était une compétition d'un jour. Nous avions simplement dû améliorer une route d'évacuation pour la caravane. Alors que les «mondiaux» s'étalaient durant deux semaines. En outre, le ski, c'est notre gagne-pain, notre créneau. Il a permis de nous mettre en avant en tant que station de sports d'hiver. Durant le Tour de France, nous avions vendu les deux saisons. En définitive, quel que soit l'événement, une station doit surtout démontrer son dynamisme.
En l'espace de trois ans, vous aviez accueilli deux événements planétaires. Depuis, plus rien ou presque...
Nous avons mis nos forces et notre énergie dans la double candidature pour les Jeux olympiques. D'ailleurs, même si nous avons échoué, l'investissement n'a pas été inutile. Depuis, nous avons retrouvé notre place dans le calendrier de la coupe du monde de ski.

N'avez-vous plus été candidat pour le Tour de France?

Bien sûr que si. Notre dossier était transmis chaque année aux organisateurs. Nous aimerions également accueillir le Giro. Géographiquement, notre situation n'est pas idéale. Verbier est mieux placé que nous, plus proche de la France. Cela dit, nous sommes très heureux pour Verbier. C'est toute la région et tout le Valais qui profiten des retombées d'une telle manifestation.

http://www.lenouvelliste.ch

19.9.08

Credit Suisse trébuche sur les pistes de l'Idaho

ETATS-UNIS. La banque a investi plus de 1 milliard de dollars dans des golfs et des stations de ski huppées. Tous sont en cessation de paiement.

Né dans les banlieues américaines avec la mise en faillite de millions de ménages gavés d'hypothèques révisables, le vent mauvais de la crise du crédit a désormais atteint un segment opposé: celui des stations touristiques haut de gamme pour retraités fortunés. Un secteur sur lequel Credit Suisse était l'un des principaux bailleurs de fonds.

A travers plusieurs faillites et cessation de paiements, il apparaît que la banque a accordé des crédits pour plus d'un milliard de dollars à au moins quatre projets de ce genre. Le financement de ces lieux de villégiature - parcours de golf dans le Nevada ou en Floride, stations de ski dans l'Idaho et le Montana - promettait de belles plus-values grâce à la vente de résidences secondaires à une clientèle de riches baby-boomers.

C'était sans compter sur le retournement du marché du crédit qui s'est fait sentir fin 2007. Depuis cette date, les quatre projets cofinancés par Credit Suisse sont tous tombés en faillite ou se sont déclarés incapables de faire face à leurs obligations.

La série noire a débuté en décembre 2007, lorsque le promoteur d'une station de ski à moitié construite à Park City, dans l'Utah, s'est trouvé dans l'impossibilité de payer les intérêts d'un crédit de 275 millions de dollars accordé par la banque suisse.

Cauchemar judiciaire

Les promoteurs d'une autre station, Tamarack Resort, se sont déclarés en faillite le même mois. Credit Suisse leur avait accordé un prêt de 260 millions de dollars en mai 2006. Tamarack devait rejoindre les rangs des stations les plus huppées du pays et se financer par la vente de 2000 «unités résidentielles», mises en valeur par 60 pistes de ski et 14 remontées mécaniques. C'est en tout cas ce que promettaient ses promoteurs, l'industriel mexicain Alfredo Miguel Afif et l'homme d'affaires français Jean-Pierre Boespflug. André Agassi et sa compagne, Steffi Graf, avaient annoncé leur intention d'investir 60 millions de dollars pour y construire un hôtel. Le couple s'est finalement désisté, précipitant la faillite de Tamarack. Depuis, Credit Suisse a déposé une plainte civile contre Boespflug pour rupture de contrat.

Un troisième investissement de Credit Suisse, le très select Yellowstone Club dans le Montana, a également viré au cauchemar judiciaire après le divorce de ses promoteurs, Tim et Edra Blixseth. Un investisseur lésé a poursuivi Tim Blixseth en justice, lui reprochant d'avoir utilisé une part des 375 millions avancés par Credit Suisse pour s'acheter un château en France.

La banque est encore impliquée dans un crédit de 675 millions de dollars accordé pour la construction d'une station en Caroline du Nord. Un ultime délai de remboursement avait été fixé au 1er septembre, mais les discussions semblent se poursuivre. A New York, un porte-parole de la banque d'affaires explique que ces crédits compromis n'auront pas à être portés au bilan de Credit Suisse. Les montants étaient investis sous la forme de crédits syndiqués, en association avec d'autres banques. Aussitôt accordés, ces prêts et le risque associé ont été revendus à des «investisseurs institutionnels» sous forme de produits structurés, les Credit Loan Obligations (CLO).

© Le Temps, 2008 François Pilet Vendredi 19 septembre 2008

31.8.08

Dopage - L'entraîneur Walter Mayer a perçu 290.000 euros (presse)


L'ancien entraîneur autrichien Walter Mayer, au coeur de scandales de dopage aux JO de Salt Lake City (2002) et de Turin (2006), a touché 290.000 euros pour son silence de la part d'un proche des instances olympiques, révèle dimanche le quotidien autrichien Kurier.



Ancien entraîneur des biathlètes et fondeurs autrichiens, M. Mayer s'est engagé à céder ses droits médiatiques et à ne jamais s'exprimer publiquement, dans un contrat conclu avec le lobbyiste et éditeur Erwin Roth le 5 février 2007 et dont des extraits sont publiés en fac simile.

Selon Kurier, ce contrat pourrait avoir été destiné à l'empêcher de livrer des révélations "de nature à ébranler les fondations mêmes du mouvement olympique".

Trois jours après la signature, selon Kurier, M. Mayer a retiré une plainte en diffamation contre les patrons de l'Agence mondiale anti-dopage (AMA), Dick Pound, et du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, alors que la ville autrichienne de Salzbourg était en lice pour l'organisation des JO-2014, finalement attribués à Sotchi (Russie).

Et en mai 2007, à la suite du scandale de dopage de Turin, le CIO s'était contenté d'exclure à vie cinq biathlètes et fondeurs autrichiens et d'infliger une sanction de 740.000 euros au comité olympique autrichien (ÖOC), alors que l'Autriche était passible d'une suspension de la compétition.

Proche de membres du CIO et de l'ÖOC, M. Roth a soutenu les candidatures de Salzbourg aux JO-2014 et de Doha aux JO-2016. Il a assuré au journal que l'ÖOC n'avait effectué "aucun paiement à Walter Mayer", mais il n'a pas donné plus de détails sur la finalité du contrat conclu avec l'ex-entraîneur.

Banni des JO après un scandale de dopage à Salt Lake City, Walter Mayer avait été aperçu lors des JO-2006 dans le chalet des skieurs autrichiens à Pragelato, où les carabinieri avaient découvert une importante quantité de matériel de transfusions sanguines illégales.

Les autorités autrichiennes doivent livrer cet automne les résultats d'une enquête contre un laboratoire viennois, Humanplasma, soupçonné par l'AMA et par le parquet de Turin d'être impliqué dans des affaires internationales de dopage, notamment aux JO-2006.

VIENNE, 31 août 2008 (AFP)

2.6.08

Les sports d'hiver comme si vous y étiez



1.Allez chez votre boucher et payez 35 dollars pour vous asseoir dans la chambre froide pendant une demi-heure. Ensuite, brûlez deux billets de 50 dollars pour vous réchauffer.


2.Rendez-vous à la patinoire la plus proche. Mettez vos chaussures de ski et traversez la glace vingt fois en portant deux paires de skis, un sac et des bâtons. Faites semblant de chercher votre voiture.


3.Pour simuler une chaussure de ski chez vous, mettez un caillou dans vos chaussures de ville et vissez-vous un serre-joint aux orteils.


4.Achetez une paire de gants ruineuse et jetez-en un tout de suite.


5.Allez chez McDonald's et exigez de payer un hamburger 6,50 dollars. Faites en sorte d'attendre votre tour dans la file la plus longue.


6.Fixez un ticket de remonte-pente à la fermeture Eclair de votre blouson, montez à moto et roulez assez vite pour que le ticket vous lacère le visage.


7.Roulez lentement pendant cinq heures - n'importe où pourvu que ce soit au milieu d'une tempête de neige et derrière un énorme poids lourd.


8.Mettez de la glace dans un mixeur, appuyez sur le bouton et laissez le tout vous éclabousser le visage. Vous aurez presque l'impression de faire du ski devant un canon à neige.


9.Enfilez le plus de vêtements possible et mettez-vous à les enlever parce qu'il faut que vous alliez aux toilettes.


10.Répétez les opérations ci-dessus tous les week-ends.

The Guardian