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23.7.07

Durcisseurs de neige : Danger ?

Les durcisseurs de neige ne sont utilisés qu'exceptionnellement en Suisse lors de compétitions de ski. Il semblerait toutefois qu'ils peuvent affecter la biodiversité. L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) va formuler des recommandations pour l'hiver prochain.

En mars dernier, l'OFEV a chargé l'Institut fédéral pour l'étude de la neige et des avalanches (ENA) d'examiner l'utilisation de produits auxiliaires pour préparer les pistes de ski. Le recours à des durcisseurs de neige lors de la descente du Lauberhorn en 2007 à Wengen (BE) est à l'origine de l'étude.

Des premiers résultats publiés indiquent que les organisateurs de compétitions utilisent des durcisseurs de neige pour 20 à 30 courses par an sur un total de 1600.

Ces produits sont soit du sel d'épandage (chlorure de sodium), soit des composés azotés (nitrate d'ammonium et urée). Les quantités utilisées sur l'année varient entre 50 kg pour une surface de quelques mètres carrés et 500 kg pour une surface pouvant atteindre 100 hectares.
(ats / 20 juillet 2007 13:45)

Réchauffement climatique: coup de froid sur les stations de moyenne montagne

Economie/Social


C'est sans doute la première station alpine victime du réchauffement climatique. Abondance en Haute-Savoie vient en effet de décider d'arrêter définitivement ses remontées mécaniques, frappées par un déficit endémique en raison du manque de neige.

Alors que les alertes scientifiques se multiplient depuis les années 90, cette douloureuse décision prise en juin par le conseil municipal frappe au coeur la petite commune située à 930 mètres d'altitude, dans le massif du Chablais, qui pratique depuis plus de 40 ans la monoindustrie des sports d'hiver.

Abondance, située entre le Mont-Blanc (4.810m) et le lac Léman, n'est pas le seul domaine skiable à connaître d'importantes difficultés. Le tribunal de commerce de Lyon a placé le 10 juillet le groupe Transmontagne -dont l'essentiel des stations sont situées à moyenne altitude- en redressement judiciaire pour une période de six mois.

La société basée à Villeurbanne (Rhône) emploie près de 270 salariés permanents et plus d'un millier de saisonniers. Elle est notamment présente sur les domaines de Chamrousse (Isère), Super-Dévoluy (Hautes-Alpes), La Tania, Valfréjus (Savoie) et Praloup (Alpes-de-Haute-Provence), ainsi qu'en Suisse, en Italie et en Slovénie.

Transmontagne, qui avait décroché en 2003 le contrat d'exploitation du Ski Dome de Dubaï, a affiché des pertes de 8,2 millions d'euros sur l'exercice 2006-2007 pour un chiffre d'affaires de 63,5 millions. Selon la CGT, le déficit cumulé serait d'environ 13 millions d'euros.

"Les remontées mécaniques, c'est comme une cigarette: tout part en fumée", se désole Serge Cettour-Meunier, le maire d'Abondance, dans un entretien à l'Associated Press. La commune de 1.374 habitants, dont le budget annuel est de 2,2 millions d'euros, a enregistré un déficit de 640.000 euros dans ses remontées mécaniques en 2006.

"La commune ne peut plus payer", avoue avec déchirement le maire qui se refuse d'augmenter encore les impôts locaux. Il constate une baisse régulière de la fréquentation de sa station dont le domaine skiable ne dépasse pas les 1.700m d'altitude. "Le ski redevient un sport de riches; il faut avoir les moyens pour aller à Val d'Isère (Savoie)", estime M. Cettour-Meunier qui s'est vu refuser toute aide du conseil général de Haute-Savoie afin de poursuivre l'exploitation du domaine de l'Essert, jugé désormais non rentable.

L'annonce de l'arrêt de la télécabine et des téléskis est tombée comme un couperet dans le village où, depuis 1964, toute l'activité économique repose sur ce que l'on appelait alors "l'or blanc".

Refusant de baisser les bras, une partie des habitants se sont donc regroupés dans un collectif. Conscient que l'avenir de la commune n'est plus dans le ski, le président du collectif, Paul Girard, souhaite toutefois reprendre l'exploitation du domaine skiable et demande une subvention de 200.000 euros pour ouvrir dès l'hiver 2007-2008. "L'objectif est de maintenir au moins encore pendant cinq ans l'activité ski afin de préparer l'avenir et nous permettre de prendre un virage", explique-t-il à l'AP.

La fermeture du domaine skiable d'Abondance ébranle le monde des sports d'hiver qui irrigue l'économie de pratiquement toutes les vallées alpines. La station voisine de La-Chapelle-d'Abondance envisage même de changer de nom pour éviter tout amalgame. Les propriétaires de terrains dans la vallée craignent un effondrement général de l'immobilier de montagne.

"Le problème d'Abondance est structurel plus que conjoncturel", assure Jean-Charles Simiand, président du Syndicat national des téléphériques et des remontées mécaniques. Il reconnaît cependant que, "progressivement, les stations de moyenne montagne doivent s'adapter". "Il y a une diversification possible mais personne n'a encore trouvé d'activité de substitution au ski", avoue-t-il.

Chez les investisseurs et les financiers, le discours se veut rassurant à l'égard de la moyenne montagne. "On a toujours su qu'il y avait une part de variation du chiffre d'affaires lié à la nature du produit", observe Mireille Faidutti de la Caisse des Dépôts. "Nous restons sereins, il ne faut pas amplifier le phénomène", dit pour sa part Georges Gay-Lancernin du Crédit Agricole de Haute Savoie, l'une des principales banques de l'économie de montagne en France.

Néanmoins, les petites stations-villages avouent rencontrer de plus en plus de difficultés pour trouver investisseurs et financements. Saint-Pierre-de-Chartreuse (Isère), située à 900m d'altitude, a dû faire appel à une souscription publique pour moderniser l'une de ses remontées. L'installation prête pour l'hiver 2006-2007 n'a démarré, faute de neige, que pour la saison d'été 2007.

"La tranche d'altitude 900/1.500m est celle où le réchauffement climatique va poser le plus de problème", avertit Gérald Giraud, ingénieur au Centre d'étude de la neige (CEN) de Météo-France à Grenoble, confirmant des rapports alarmants comme celui du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) en 2003 ou celui de l'OCDE en février dernier.

"Même s'il y a des variabilités inter-annuelles très fortes, la tendance globale dans cette tranche est une baisse spectaculaire de l'enneigement de l'ordre de 64 centimètres, en moyenne, entre 1960 et 2007", précise le climatologue. Le CEN enregistre également une hausse de la température moyenne de 1,5 à 3 degrés suivant les massifs depuis le début des années 80.

AP boi/mw

16.7.07

Si le 15 octobre les pistes de Bellevarde et de Solaize ne sont pas prêtes, il n'y aura pas de championnats du monde

Ski alpin (Mondiaux 2009): Roselyne Bachelot maintient la pression sur Val d'Isère
Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé et des Sports, espère que Val d'Isère organisera comme prévu les championnats du monde de ski alpin en 2009, mais elle souhaite que les préparatifs évoluent rapidement.

"Si le 15 octobre les pistes de Bellevarde et de Solaize ne sont pas prêtes, il n'y aura pas de championnats du monde", a déclaré Roselyne Bachelot, présente dimanche à l'arrivée de la 8e étape du Tour de France à Tignes.

Des épreuves de Coupe du monde doivent avoir lieu l'hiver prochain sur ces pistes pour confirmer leur adéquation aux exigences internationales.

Le feu aux poudres a été mis par Jean-Claude Killy, le triple médaillé d'or de Grenoble en 1968, qui au début du mois a démissionné de son poste de président du directoire du Comité d'organisation des Championnats du monde attribués par la Fédération international de ski à Val d'Isère.

"Ce n'est ni une passade, ni une crise de nerfs", avait expliqué Killy. "C'est le résultat d'un constat très simple. On est en retard partout. On va dans le mur. Depuis des mois et des mois, j'avertis du danger."

"Ces championnats du monde à Val d'Isère sont très importants sur le plan sportif" pour la France, a souligné Roselyne Bachelot dont le credo est "vigilance et confiance" concernant l'organisation de ces Mondiaux 2009.

AP - jlc/cov

6.7.07

Mondiaux-2009 - Killy campe sur ses positions, plan d'urgence à la FIS




04.07.2007 18:31

Jean-Claude Killy, président démissionnaire du comité d'organisation des Mondiaux-2009 de ski alpin de Val-d'Isère, a annoncé qu'il ne reviendrait pas sur sa décision, mercredi en marge de la 119e session du Comité international olympique (CIO) à Guatemala.

"Je ne reviendrai pas. Mon départ est dû à une accumulation de frustrations, de refus de coopérer, et d'une mauvaise volonté notoire", a-t-il déclaré, critiquant notamment les lenteurs de la municipalité de Val-d'Isère à finaliser le contrat du directeur de la sécurité pour les Mondiaux.

L'ancien triple champion olympique de ski alpin a par ailleurs rencontré à Guatemala le président de la Fédération internationale de ski (FIS) Gian Franco Kasper pour lui faire part de l'ampleur du retard dans les travaux qui l'a poussé à la démission, la semaine dernière.

La FIS a alors gelé provisoirement ses transferts financiers en direction de Val-d'Isère qui se montent à un total de 43 millions de francs suisses (environ 26 M EUR).

"Nous avons mis en place un plan d'urgence, a indiqué Sarah Lewis, secrétaire générale de la FIS, car les épreuves tests de ces Championnats du monde sont prévues en décembre 2007 pour les femmes et février 2008 pour les hommes." Madame Lewis a indiqué qu'elle se rendrait à Val-d'Isère le 16 juillet.

Samedi dernier, le maire de Val-d'Isère, Bernard Catelan, avait indiqué avoir reçu la lettre de démission de Jean-Claude Killy de son poste de président exécutif du comité d'organisation.

Après avoir "plusieurs fois tiré la sonnette d'alarme", M. Killy pointait "les retards accumulés dans les travaux de construction, dans la nomination des spécialistes et la mise en place des systèmes notamment dans le domaine crucial de la sécurité (qui) me font craindre le pire pour le bon déroulement des Championnats du monde". (AFP)