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29.10.08

JO 2018 à Genève: la liste des sites potentiels se précise

GENEVE. Le comité «Ge JO 2018» affine son projet en attendant les conclusions de six groupes d'experts.

Sandra Moro
Mercredi 29 octobre 2008


Plus que jamais déterminé à décrocher l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2018 pour Genève, le comité «GE JO 2018» a mis à jour l'étude de faisabilité de son projet, apprenait-on hier sur le site http://www.tdg.ch.

Par rapport à la précédente version du document datée de mars, celle-ci exclut la variante d'une candidature franco-suisse tout en préconisant des collaborations ponctuelles. Elle précise aussi la liste des sites pris en compte par le comité pour organiser les épreuves sportives. Axé sur une coopération avec les cantons de Vaud, du Valais et la France voisine, le projet table toujours sur Crans-Montana pour le ski alpin, sur une patinoire de vitesse provisoire à Palexpo (LT du 27.06.2008), et sur les sites de La Plagne en Isère ou de Saint-Moritz pour le bobsleigh. Le ski acrobatique est prévu au Portes du Soleil ou aux Contamines (France) et le snowboard à Leysin. La vallée de Joux reste le site de prédilection pour le ski de fond, le biathlon et le saut à ski, avec à la clé, la construction d'un tremplin.

Alors qu'il avait été envisagé d'organiser le curling à Beaulieu à Lausanne, le comité opte pour la patinoire des Vernets à Genève. La cité de Calvin accueillera aussi le patinage artistique (Palexpo). Les compétitions de hockey seront réparties entre les deux villes: à Malley à Lausanne et dans un centre multisport qui reste à construire à Genève.

Reste à savoir si ces options seront reprises par les six groupes de travail qui travaillent depuis plusieurs mois pour affiner le projet du comité. Ils devraient livrer leurs conclusions courant novembre.


© Le Temps, 2008

22.10.08

Le cyclisme n'est pas cher

21 octobre 2008 - CHRISTOPHE SPAHR

CRANS-MONTANALa station avait accueilli le Tour de France en 1984, vingt-cinq ans avant Verbier. Charly Cottini se souvient des retombées bénéfiques pour le Haut-Plateau.

19 juillet 2009. Verbier accueillera une étape du Tour de France. L'annonce sera officielle demain matin à Paris, à l'occasion de la présentation du parcours 2009.
19 juillet 1984, vingt-cinq ans plus tôt. Laurent Fignon, le maillot jaune sur les épaules, s'impose en solitaire devant la Tour de Super-Crans. C'est la dernière fois que le Tour de France s'arrêtait en Valais. A l'époque, Crans-Montana avait réalisé une superbe opération marketing. Charly Cottini, alors membre du comité d'organisation, se souvient de cette journée historique. Et des retombées qui avaient profité à la station valaisanne durant plusieurs années.
Charly Cottini, pouvez-vous nous rappeler les circonstances de cette arrivée d'étape?
Nous la devions beaucoup à Eddy Merckx, un ami de la station. Il avait joué le rôle de trait d'union entre Crans-Montana et les organisateurs.
«Nous en avons profité durant dix ans»

A combien s'était élevé l'investissement?

Nous avions versé 450 000 francs aux organisateurs du Tour de France et sorti encore quelques centaines de milliers de francs pour les infrastructures et les frais divers. Mais nous n'avons jamais eu à regretter cet investissement. Nous n'aurions jamais pu nous offrir l'équivalent en minutes à la télévision et en pages dans la presse. Les retombées, directes et indirectes, avaient été considérables. Notre présence dans la caravane publicitaire avait également eu un retentissement important. Nous avions distribué des casquettes et autres gadgets. Le soir, on proposait la raclette. On avait aussi organisé des jeux avec des semaines à Crans-Montana à gagner.

Vous souvenez-vous du nombre de nuitées?

Non, pas précisément. Mais nous avions hébergé 3000 personnes entre les équipes et la caravane des suiveurs. Quant au public, il avait été considérable à s'être massé au bord de la route. Quelque 80 000 personnes avaient été dénombrées entre Sierre et Crans-Montana.

Et les retombées indirectes?

Elles ne sont pas chiffrables, bien sûr. Crans-Montana avait été à l'honneur durant plusieurs jours, dans toute la presse. La station était encore régulièrement citée plusieurs années plus tard grâce, en particulier, à la renommée du vainqueur. C'était une chance que Laurent Fignon s'impose à Crans-Montana avec le maillot jaune sur les épaules. Cette victoire de référence a souvent été rappelée. J'estime que nous avons profité de cet événement durant dix bonnes années. Tout compté, investir dans le cyclisme est très rentable.
Trois ans plus tard, vous aviez accueilli les «mondiaux» de ski alpin. Les deux compétitions sont-elles comparables en termes d'image et de retombées?
Non. L'investissement pour les épreuves de ski est beaucoup plus important en termes d'infrastructures. Mais elles servent à la station durant de nombreuses années. Le Tour de France, c'était une compétition d'un jour. Nous avions simplement dû améliorer une route d'évacuation pour la caravane. Alors que les «mondiaux» s'étalaient durant deux semaines. En outre, le ski, c'est notre gagne-pain, notre créneau. Il a permis de nous mettre en avant en tant que station de sports d'hiver. Durant le Tour de France, nous avions vendu les deux saisons. En définitive, quel que soit l'événement, une station doit surtout démontrer son dynamisme.
En l'espace de trois ans, vous aviez accueilli deux événements planétaires. Depuis, plus rien ou presque...
Nous avons mis nos forces et notre énergie dans la double candidature pour les Jeux olympiques. D'ailleurs, même si nous avons échoué, l'investissement n'a pas été inutile. Depuis, nous avons retrouvé notre place dans le calendrier de la coupe du monde de ski.

N'avez-vous plus été candidat pour le Tour de France?

Bien sûr que si. Notre dossier était transmis chaque année aux organisateurs. Nous aimerions également accueillir le Giro. Géographiquement, notre situation n'est pas idéale. Verbier est mieux placé que nous, plus proche de la France. Cela dit, nous sommes très heureux pour Verbier. C'est toute la région et tout le Valais qui profiten des retombées d'une telle manifestation.

http://www.lenouvelliste.ch